PONEY : Pottok

PONEY : Pottok
On dit que le Pottok servit de monture aux Wisigoths, ces rudes guerriers venus des Carpates, et qui ayant envahi l'Italie puis la Gaule, gardèrent leur royaume en Espagne jusqu'à ce que les Arabes les défassent à la bataille de Jerez, en 711. Le poney était là bien avant ces conquêtes. Les temps préhistoriques peignirent sa silhouette, rappelant le cheval de Przewalski, aux grottes d'Oxocelhaya et d'Isturitz. Durant des millénaires, leurs troupeaux coururent la montagne. Les Basques s'y servaient en viande, bêtes de selle et de bât. Il fut l'auxiliaire précieux des contrebandiers et, comme d'autres poneys, s'épuisa dans les mines.

Sa morphologie a certes évolué au cours de son histoire, mais il perpétue l'antique lignée, gardant les caractères essentiels de la race autochtone. Et il fait partie intégrante de la culture basque. Il tient d'ailleurs son nom de cette langue, potto signifiant petit cheval.

L'Association nationale du Pottok, créée en 1970, gère deux livres généalogiques. Le livre A regroupe les chevaux de père et mère A, distinguant deux types : le poney de montagne, qui vit librement dans son berceau montagneux, et le poney de plaine élevé en prairie et en club. Le livre B, poney de sport, est issu du croisement d'une jument Pottok avec un étalon Arabe ou Welsh.

Chacun a son standard, légèrement différent. Nous décrirons plutôt le type d'origine. Vif et généreux, le Pottok porte une robe noire, baie, alezane ou pie. L'encolure est courte, forte, avec une crinière abondante se prolongeant sur le garrot, une tête longue au profil rectiligne. Il montre un poitrail peu profond, une épaule oblique, un dos et un rein plutôt long que terminent une croupe légèrement avalée, jamais double, et une queue plantée bas, très fournie. Les membres, au fanon peu abondant, sont secs et forts sur des petits sabots très durs.
Le Pottok est champion de France en concours complet et en attelage. De bonne nature et bonne compagnie, docile, résistant, rustique, le pas sûr, autant de vertus qui en font un petit cheval de promenade, de randonnée, et un excellent poney d'instruction et d'attelage.

Son élevage est fortement implanté dans les Pyrénées et plus précisément au Pays Basque. On le trouve dans de nombreuses autres régions. L'évolution spectaculaire des naissances est due surtout à l'inscription des animaux recensés durant le plan Pottok 2000. L'effectif réel est cependant en progression.

« Le Pottok, arpentant ses rudes montagnes, pentes de l'Ursuya, du Baïgura, de l'Artzamendi et de la Rhune. Broutant épines, ajoncs, croquant glands et châtaignes, affrontant essaims de mouches et frimas. Petit cheval hardi des vieux Barbares »






Race Pottok
Taille au garrot 1,15 à 1,47 m
Robe Alezane, baie, pie, noire
Origine Pays Basque
Aptitudes Randonnée, obstacles, loisirs
Caractère Equilibré, robuste, résistant
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:55

PONEY : New-Forest

PONEY : New-Forest
Il y avait dans le Hampshire, une immense forêt dont il ne reste que des landes, parce qu'au XVI ème siècle, la reine Elisabeth y fit débiter 125 000 fûts qui, transformés en vaisseaux, devaient combattre l'Invincible Armada. Guillaume le Conquérant, dit aussi le Bâtard – son grand-père n'étant qu'un tanneur – et qui, soit dit en passant, mourut des suites d'une chute de cheval, en avait planté nombre d'arbres. C'était sa réserve de chasse, qu'il appela New-Forest.

On sait moins de choses du poney qui porte son nom. Le comté boisé était le berceau d'une race indigène très ancienne, mâtinée de sang Welsh, qui vivait là en liberté, servant aux champs et aux transports. Au XVIII ème siècle, certains problèmes de consanguinité commandèrent une infusion de Pur-sang anglais qui, se révélant insuffisante à stopper la dégénérescence, fut complétée par un apport d'Arabe puis de Barbe, au siècle suivant. Enfin, les étalons de la reine Victoria couvrirent les juments et bien d'autres chevaux lâchés sur la lande, Pur-sang anglais, Welsh, Dartmoor, Exmoor et Highland. La race fut reconnue en Angleterre en 1910.

Le New-Forest est un poney robuste, charpenté sans être lourd, ce qui lui confère une certaine élégance. Le stud-book apprécie une encolure bien greffée, plutôt longue, peu épaisse, une tête distinguée, au front large et plat, une épaule oblique, une poitrine profonde, un dos soutenu. L'arrière-main doit être puissante, avec des membres droits aux articulations marquées.
Toutes les robes sont bienvenues, sauf le pie et le crème aux yeux bleus. Les plus courantes sont cependant le bai, l'alezan et le gris. Un étalon ne peut porter de balzanes remontant au-dessus du jarret. Le crin est abondant. Et le bon caractère demeure un critère capital.

Le New-Forest, qui connut le plus grand nombre de naissances en race pure dans les années 70, semble aujourd'hui pâtir de ses qualités, sa jumenterie servant pour les deux tiers à produire le poney Français de selle. Sa rusticité le fait partout se plaire. La Normandie, qui promut l'élevage à ses débuts, demeure sa région de prédilection, avec 40 % du cheptel. De nombreux champions honorent cette race dans toutes les disciplines de la haute compétition. Assez doux pour les enfants et assez fort pour les adultes, on l'apprécie encore beaucoup en équitation de loisir, randonnée et attelage léger.

« Le New-Forest, poney gracieux des ramées profondes, où chevaucha le vainqueur d'Hastings. Qui dressa l'oreille à tant de trompes et abois, qu'étonnèrent les échos de tant de cognées »







Race New-Forest
Taille au garrot 1,20 à 1,47 m
Robe Toutes les robes sauf pie, blanche ou crème, souvent baie
Origine Grande-Bretagne
Aptitudes Dressage, obstacles, attelage, randonnée
Caractère Equilibré, docile, courageux
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:54

PONEY : Landais (ou barthais)

PONEY : Landais (ou barthais)
Des petits chevaux sauvages vivaient au bord de l'océan et peuplaient les Barthes, prairies marécageuses environnant l'Adour. On pense qu'ils descendaient du Tarpan, cheval archaïque. Au VIII ème siècle, les envahisseurs mauresques lui donnèrent du sang oriental, renouvelé aux retours des croisades, au XIX ème et au début du siècle dernier. Ils connurent d'autres croisements avec la race Espagnole de Navarre, Barbe, Anglo-arabe, et Bretonne. Deux types finirent par dominer ces bandes autochtones. Celui du littoral et son poney des Pins, celui de la vallée de l'Adour et son poney Barthais. On tenta un croisement des deux avant que le premier ne disparaisse. L'autre manqua connaître le même sort dans les années 50, comptant alors moins de 200 têtes. Les éleveurs se mobilisèrent, oeuvrant à l'ouverture d'un livre généalogique en 1967. Deux ans plus tard, la race était officiellement reconnue.
Considérant alors les risques de consanguinité et d'extinction, on décida l'apport de sangs Welsh B et Arabe qui permirent la sélection de nouveaux étalons. Tous les bienfaiteurs du Landais ne sont pas d'accord sur sa destinée. Les uns partisans d'un poney grandi par l'infusion Arabe, les autres d'un animal plus petit et rustique. Mais les problèmes de consanguinité, où l'Arabe joue les docteurs, les débouchés indispensables à la prospérité de la race semblent conduire, inéluctablement, à l'augmentation de taille.

Malgré une population assez hétérogène, le Landais présente une silhouette caractéristique de cheval Arabe miniature. C'est dire s'il rassemble assez de finesse et d'élégance. Sur une encolure plutôt longue, à la base large, la tête est carrée, sèche, le profil rectiligne, les oreilles petites et pointues. L'épaule est oblique, plutôt lourde, le dos, le rein court et droit, le garrot bien sorti, la croupe avalée, la robe noire, baie ou alezane.

Autrefois, il vivait en semi-liberté et gagnait à l'occasion la selle, le bât ou le harnais léger. Il garde de la vie au grand air résistance et rusticité, s'habituant à tous les climats. Toutefois, certains troupeaux du XIX ème la connurent moins champêtre. Ils partirent tirer les wagonnets des mines d'Angleterre. Son élevage reste concentré dans le berceau d'origine, la circonscription de Pau. On le trouve aussi implanté en région parisienne et Midi-Pyrénées.
Intelligent, docile, il fait un bon cheval de loisir ou de compétition pour les jeunes. On l'utilise en promenade, randonnées et attelage. Enfin, il a servi, avec quelques autres, à la création du poney Français de selle.

« Le Landais, petit cheval dressant l'oreille aux rumeurs océanes. Sur ses lèvres goûtant aux embruns »







Race Landais (ou barthais)
Taille au garrot 1,18 à 1,47 m
Robe Alezane, baie, noire
Origine France (sud-ouest)
Aptitudes Randonnée, attelage, obstacles
Caractère Affectueux, équilibré, docile, vif
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:52

PONEY : Poney islandais (iceland)

PONEY : Poney islandais (iceland)
Les Vikings découvrirent l'Islande vers 795. Puis des tempêtes jetèrent quelques pirates sur la terre de glace. Enfin, vinrent les premiers colons, fuyant le joug du roi de Norvège, Harald aux beaux cheveux. Leurs chevaux nordiques, sans doute apparentés au Fjord et au Tarpan, s'étaient mêlés aux poneys des îles britanniques, butin des Vikings.
En l'an 930, une assemblée dota la nouvelle république de lois, toujours en vigueur, interdisant à tout animal étranger d'y pénétrer. Ainsi, leurs montures, durant mille ans, oeuvreraient en race pure.

De cet isolement millénaire l'Islandais allait encore garder l'originalité de ses allures, le tölt et l'amble, usités jusqu'à la Renaissance dans les pays du continent, et qu'il pratique naturellement. Le Tölt, allure marchée à quatre temps, qui peut atteindre la vitesse du galop, offre un confort sans égal au cavalier. L'amble, allure latérale plus rapide que le galop, sert aux courses brèves.

Elevés en semi-liberté, les chevaux ont acquis une vigueur, une robustesse, un sens de l'orientation étonnants. Et le contraste, entre leur gentillesse et leur énergie sous la selle, épate tous ses cavaliers.
Il porte toutes les robes mais donne une impression d'ensemble typique de la race. La charpente est solide, sans être lourde. La tête sèche, expressive, sous des crins abondants.

L'Islandais cumule d'autres particularités. D'une longévité exceptionnelle, débourré à cinq ans il peut être monté parfois jusqu'à trente ans. Résistant aux conditions climatiques extrêmes, il l'est encore à la consanguinité.

Cheval d'enfants ou d'adulte malgré sa petite taille, excellente monture et bon caractère, il convient parfaitement aux loisirs. Les cavaliers parlent de l'extraordinaire sensation de liberté procurée par le tölt. Et les concours le voient courir dans ses allures si spécifiques. Venus en France à la fin des années soixante, surtout par l'Allemagne – où le cheptel est très nombreux – l'élevage, bine que concentré en Alsace et Lorraine, à gagné tout le territoire.

« L'Islande, ses volcans, ses glaces et ses neiges, longtemps perdue, abordée aux hasards des tempêtes. Son cheval, comme de l'Arche, descendu d'un bateau viking »






Race Poney islandais (iceland)
Taille au garrot 1,21 à 1,37 m
Robe Toutes les robes
Origine Islande
Aptitudes Attelage, randonnée
Caractère Vif, attentif, courageux, réactif
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:50

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 18:01

PONEY : Highland

PONEY : Highland
Les Highlands sont une région de grands whiskies et de petits chevaux. Tous racés, issus du même sol, mouillés des mêmes eaux. Des gens autorisés font remonter les derniers aux aubes glaciaires, quand les premiers n'avaient encore point de c½urs à réchauffer.

Cette race ancienne peuplait l'Ecosse sauvage, servant aux travaux agricoles et au bât. Extrêmement forts, les poneys pouvaient endurer de lourdes charges. Jadis, on s'en servait à la chasse pour transporter les cerfs abattus, par des sentes abruptes. On en distinguait deux types. Celui des îles Hébrides, plus petit et rapide, celui des autres contrées, plus fin et plus grand qu'on nommait encore le Garron. Au XVI ème siècle, le Highland fut croisé avec le Percheron, sans doute à l'occasion du mariage de Louis XII avec Marie d'Angleterre. Le roi mourut trois mois après, mais le poney su mieux profiter de l'union. A la même époque, le duc d'Athol les fit mâtiner de sang oriental. A la fin du siècle dernier, un éleveur fondit la lignée Galgary sur l'île de Mull avec un étalon Arabe. Le poney aujourd'hui prend modèle sur celui-ci et ceux des hautes terres.

Le Highland a une robe grise, variant en toutes nuances y compris le souris, ou isabelle, bai, noir. Le pie n'est pas admis. La plupart des spécimens ont la raie de mulet, quelques-uns des zébrures aux jambes. Il doit paraître compact, montrer une bonne épaule, une puissante avant-main, et un arrière-main développé. L'encolure, forte et bien orientée, aux crins nourris et soyeux, porte une tête haute, jamais lourde, à l'½il expressif. Les membres sont courts et puissants.

On lui demande substance et qualité, allures franches, droites, libres, enfin un caractère mêlant douceur et générosité.
Particulièrement robuste, résistant, de bon tempérament, le Highland, dont on a toujours vanté la frugalité et la longévité, appelle la selle et l'attelage. Il montre de grandes capacités de dressage ainsi que d'excellents comportements en parcours de cross et en randonnée. On a importé les premiers en 1969. L'Association française inscrit au stud-book par filiation ou par transcription de certificat d'origine. Bien que les effectifs soient assez réduits, son élevage s'étend du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du pays, démontrant une bonne adaptation aux différents climats.

« Le Highland, poney modeste, petit tâcheron des montagnes, traînant un cerf sur son dos, buvant aux clairs ruisseaux. Comme s'il allongeait son whisky »




Race Highland
Taille au garrot 1,24 à 1,47 m
Robe Toutes les nuances du gris, isabelle, baie, alezan brûlé, parfois noire
Origine Grande-Bretagne (Ecosse)
Aptitudes Attelage, randonnée, cross
Caractère Vif, puissant, sociable
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:50

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 18:02