CHEVAL DE TRAIT : Trait breton (ou breton)

CHEVAL DE TRAIT : Trait breton (ou breton)
Il n'est pas que la mer à galoper vers le mont Saint-Michel. Les vieux Bretons, depuis toujours, entendent le pas fidèle de leurs chevaux. Certains affirment que les premiers couverts de poils, n'étaient pas beaux. Et l'homme l'était il quand il allait en beau de bête ? On le dit encore descendant des chevaux celtes, au temps où se peuple décida d'embarquer pour l'angleterre.
On sait plus précisément sa gloire médiévale qu'il dut à son allure particulière entre le trot enlevé et l'amble, et qui le fit nommer « bidet d'allure » ou « bidet breton », par lequel juraient tous les charretiers.
Le sang oriental rapporté des croisades, de multiples croisements donnèrent encore d'autres types, des sommiers pour le bât, et des roussins plus légers, de guerre et de voyage. Enfin, accouplant la jument du Léon avec le trotteur Norfolk, on obtint le légendaire Postier breton, cheval de trait léger, qui disputa au Percheron la chaise de poste et la diligence.
Le gros trait eut son cheval croisé avec les sommités ardennaises, percheronnes et boulonnaises. Et on garde le souvenir du cheval de Corlay, le plus léger, le plus raffiné des chevaux bretons.

Comme partout ailleurs, le tracteur surgit des années 50, que le paysan achetait pour la valeur de deux juments, faucha les nouvelles récoltes et les effectifs, envoyant les bêtes à la boucherie. Mais depuis 10 ans, leur nombre s'est stabilisé, connaissant même une légère embellie.

Deux types morphologiques se partagent le standard de la race. Le Trait, de formule compacte, le Postier plus léger, aux rayons et allures plus étendues. L'encolure, forte, bien greffée, légèrement rouée, supporte une tête carrée, de volume moyen, chanfrein droit ou camus, ½il vif, naseaux ouverts. La côte est arrondie, le dos tendu, musclé, large comme la croupe double. L'épaule est longue, oblique, le poitrail profond, les cuisses et avant bras musculeux, les canons courts et secs. La robe, alezane, aubère, paraît rarement baie ou rouanne.

De taille moyenne, d'allure énergiques et d'une grande docilité, il fait, surtout en type postier, un brillant cheval d'attelage. Bien que fortement concentré en Bretagne, on trouve des éleveurs un peu partout en France. Ce cheval qui, grâce à son endurance et sa frugalité, a été exporté vers des terres pauvres, est encore présent dans de nombreux pays étrangers.
Le Breton n'a jamais été dételé, ce qui n'est pas le cas de toutes les races. On profite de cette expérience ancestrale en loisir et compétition, l'employant aussi en culture légumière pour des travaux minutieux.

« Compagnon des anciens jours breton, de tant de siècles et de tant de saisons, le cheval. Qui fut de tous les bals, toutes les ripailles, noces et funérailles. Que guetta le voyageur, attablé à l'auberge. Jardinier au pied délicat, binant les artichauts »


Race Trait breton (ou breton)
Taille au garrot 1,55 à 1,65 m
Robe Alezane ou aubère, parfois baie ou rouanne
Origine France (Bretagne)
Aptitudes Travaux de force, attelage
Caractère Energique, vif, puissant
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:15

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:37

CHEVAL DE TRAIT : Boulonnais

CHEVAL DE TRAIT : Boulonnais
Quand Jules César, après avoir réduit la Gaule, voulut conquérir la Bretagne, il massa, près de Boulogne, cinq légions et deux mille cavaliers. On peut penser que ses étalons numides auraient alors mêlé leur sang aux montures autochtones.
Le Moyen Age, ses batailles, ses croisades et ses tournois en firent de lourds destriers que montèrent les comtes de Boulogne et d'Artois. Et le cours des guerres retrempa leur sang d'Arabe et d'Andalou.

Au XVII ème siècle, alors que la race trouvait son nom, on s'appliqua à créer deux types de Boulonnais. Le gros, plus lourds, qu'on employa au labour des terres à betteraves, aux charrois, et le petit, plus léger, dont les juments arpentèrent la route du poisson. Le temps d'une nuit, les mareyeuses, soutenant un trot régulier, menaient leurs chargements argentés, de la mer du Nord jusqu'aux marchés de Paris. La marque au feu, sur les encolures, figurant une ancre de marine, rappelle cette vocation que défit le chemin de fer.

On dit que le Boulonnais est le pur-sang des chevaux de trait. C'est un compliment qu'il gagne par sa distinction et qu'il tient sans doute de ses infusions orientales. Et ses allures sont d'une grâce que ne laissent point supposer ses airs herculéens.

Sur une encolure arquée, épaisse et musclée, à la crinière double et soyeuse, la tête paraît élégante, le front large et plat, l'½il fier. Le poitrail est large, les côtes arrondies, les épaules sorties, le garrot souvent noyé dans le muscle, le dos droit. Les membres puissants, aux articulations solides, ont des fanons peu fournis. La robe est grise, du très clair au pommelé foncé, quelquefois alezane.

Beau et énergique, doux et puissant, le Boulonnais reste un cheval de traction extrêmement apprécié. Son élégance à l'attelage force l'admiration. Tous les deux ans, la Route du Poisson, une course d'endurance de 24 heures entre Boulogne sur Mer et Paris lui fait revivre la route des chasse-marées.
L'élevage concentré dans son berceau, le Pas-de-Calais, s'étend encore dans certains départements du Nord-Ouest. Mais ses faibles effectifs, sans relais à l'étranger, ont conduit la race à une conservation génétique.

« Le Boulonnais, portant aux joutes les preux chevaliers, promenant sur le chemin des Dames les filles de Louis XV, arrachant aux champs boueux leurs récoltes. Les mareyeuses, écumantes, portant jusqu'aux étals, comme une vague, la marée odorante »


Race Boulonnais
Taille au garrot Petit boulonnais : 1,55 à 1,60 m
Grand boulonnais : 1,60 à 1,70 m
Robe Grise, souvent pommelée, plus rarement alezane
Origine France (Pas-de-Calais)
Aptitudes Travaux de force, attelage, randonnée
Caractère Vif, puissant, rapide
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:11

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:37

CHEVAL DE TRAIT : Trait Auxois (ou Auxois)

CHEVAL DE TRAIT : Trait Auxois (ou Auxois)
La Bourgogne eut ses grands ducs dont il ne reste plus que les pierres et le souvenir glorieux. Mais elle conserve, de ce passé fastueux, ses vins, leur bonne humeur et, dans les contrées où ne croissent pas de vignes, ses b½ufs et ses chevaux.
Les races charolaise et nivernaise – celle-ci donnant de bons carrossiers – qu'on nommait autrefois « Irlandais de France » remontent aux chevaux comtois croisés avec le bidet morvandiau. Ce dernier devait son sang arabe à un étalon que le duc de Choiseul, ministre de Louis XV, fit venir d'Alep.

L'Auxois, qu'on dit encore parent du cheval de Solutré, figure aujourd'hui le cheval de la bonne province. Il descend de l'ancien Bourguignon qu'employa longtemps le Moyen Age. Le XIX ème siècle, en même temps qu'il fignolait sa vache charolaise, croisa les vieilles juments avec les étalons Percherons et Boulonnais. Cependant, il doit surtout ses caractères à l'Ardennais et à son proche parent le Trait du Nord. Son stud-book est formé en 1913 sous l'impulsion de la Société d'agriculture de Semur-en-Auxois.

L'Auxois est d'une taille plus élevée que ces bienfaiteurs, portant robe baie, rouanne, voire aubère ou alezane. L'encolure, courte et massive, avance une tête au front large et petites oreilles. Le corps, massif, présente un garrot sorti, le poitrail, dos et reins larges, l'arrière-main long à la croupe fortement musclée, la queue attachée bas.
L'épaule est inclinée sur des membres robustes, genoux larges, jarrets puissants, canons courts et nets, fanons peu fournis.

La masse de ce cheval rustique, aux allures amples et souples, est gouvernée par un caractère calme et doux.
Le berceau d'élevage, autour du haras de Cluny, perdure dans une partie de la Côte d'Or et s'étend dans l'Yonne, la Saône et Loire et le nord de la Nièvre. Si les effectifs restent réduits, ils augmentent cependant, fournissant un excellent cheval à l'attelage et au débardage. L'été le voit tirer des roulottes en Morvan. Par ailleurs, on vend le lait de ses juments.

« L'Auxois, dont l'ancêtre paissant avec les b½ufs, vit passer par-dessus les plessis, de somptueux équipages. Portant parfois, comme un hommage à la Bourgogne, la robe rouanne et vineuse »


Race Trait Auxois (ou Auxois)
Taille au garrot 1,60 à 1,68 m
Robe Baie, rouanne, alezane, aubère
Origine France (Côte-d'Or)
Aptitudes Débardage, attelage
Caractère Docile, coopératif, énergique, puissant
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:09

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:37

CHEVAL DE TRAIT : Ardennais (ou trait ardennais)

CHEVAL DE TRAIT : Ardennais (ou trait ardennais)
En 1925, un sous-directeur des Haras nationaux disait l'Est de la France pourvu d'une population chevaline « innommable, digne d'aucun intérêt. Ce jugement farouche excepte cependant l'Ardennais. César qui avait la manie des Commentaires, parle déjà d'un cheval du cru, puissant, trapu et docile. Les spécialistes lui prêtent une plus histoire. Il partagerait, avec le Camargue, l'honneur d'une vertigineuse ascendance : le cheval de Solutré. C'est donc, à n'en pas douter, l'un des plus vieux chevaux de France.

Les Romains, l'enrôlant, lui firent courir l'Empire. Marc-Aurèle, empereur philosophe qui persécuta les chrétiens, le prit comme monture. Il faut dire qu'à l'époque il était plus léger et plus leste.
Comme nombre de ses congénères, il rencontra, aux temps mérovingiens, les juments sarrasines. Et sans doute bien d'autres, que ne mentionnent pas les chroniques. Le Moyen Age le rangea parmi ses grands destriers, capables de porter un homme et son armure. Il fut cheval de guerre, déguisé comme un carnaval, hérissé de flèches anglaises.
Quand les débris de la Grande Armée passèrent la Bérézina, il fut le seul à supporter le froid terrible. L'artillerie l'employait encore à a guerre de 14. Et, bon cheval, son sang servi à forger l'Auxois.

L'Ardennais ne vit jamais de sots métiers. Il pratiqua les plus laborieux, allant aux carrières, descendant à la mine, tirant la charrue, les pataches, les omnibus et les péniches. Mais le tracteur les remerciant de ses loyaux services, ses effectifs s'effondrant, la boucherie le sauva. Car, avant d'être un steak, il faut être vivant.

Au cours du XIX ème siècle, on l'avait croisé avec le Percheron, le Boulonnais, l'Arabe et le Pur-sang anglais, ce qui donna un postier léger, puis avec le Brabançon qui en fit un trait lourd. Le stud-book, ouvert en 1888, précisa définitivement les caractères de la race.

L'Ardennais est de type bréviligne, c'est-à-dire qu'il est trapu, les membres courts. La tête, au profil camus ou rectiligne, dessine des orbites saillantes, pointent des petites oreilles en avant. L'encolure, bien greffée, est souvent rouée chez le mâle. Le corps, soutenu par des jambes et avant-bras musclés, aux articulations larges, basses, donne l'impression d'une masse dense et puissante, que gouverne un caractère doux et docile.
La Champagne-Ardenne, l'Alsace, la Lorraine, le Massif Central et les Pyrénées sont les principales régions d'élevage. Considérée comme race menacée, l'Ardennais, grâce à ses amoureux, reprend pourtant du poil de la bête. L'ère des loisirs l'emploie aux attelages, et certains travaux le portent de nouveau aux champs et aux forêts.

« L'Ardennais, retour de tant d'épopées, clameurs, trompettes et canons. Cheval, près de terre. De celle des Ardennes, comme s'il voulait n'en point détacher ni son ombre, ni son nom »


Race Ardennais (ou trait ardennais)
Taille au garrot 1,52 à 1,62 m
Robe Toutes les robes sauf noire
Origine France (Ardenne)
Aptitudes Travaux de force, attelage
Caractère Energique, courageux, tranquille
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:08

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:37

CHEVAL DE LOISIR : Quarter horse

CHEVAL DE LOISIR : Quarter horse
En ce temps là, l'Amérique n'avait pas d'hippodromes et le cheval gagna son nom sur les chemins poussiéreux de Caroline et de Virginie. Non pas qu'il fût jamais un quart de cheval, mais parce que les colons le faisaient courir, pour se divertir, dans les rues des bourgades et dans les plantations, à fond de train, sur un quart de mile.

C'est au XVII ème siècle que son histoire commence. Les chevaux arabes, barbes et turcs qu'avaient amenés les Espagnols, furent croisés avec des juments anglaises, venues d'Angleterre en 1611. La sélection, en vue des compétences qui leur étaient demandées, produisit des chevaux compacts, fortement musclés et pourvus d'une extraordinaire capacité d'accélération.
Utilisé comme cheval de ferme, de débardage et de selle, les pionniers, partant pour le grand Ouest, l'attelèrent aux chariots. Les cow-boys l'enfourchant, le conduisirent au rodéo. Et sa popularité gagna tous les états de l'Union.

De taille moyenne, le Quarter Horse, nommé auparavant Quarter Miler ou Quarter running Horse, est un cheval solide, sportif et élégant. Les épaules et l'arrière-main sont particulièrement musclés.
L'encolure longue, souple, porte une petite tête au nez carré, aux naseaux saillants, aux ganaches développées. Les aplombs droits et petits, les canons courts, il place naturellement sous lui ses jambes fines, position qui lui permet des déplacements rapides en toutes directions.

Ce cheval a la sang si indépendant que tous les croisements n'ont pu lui ôter une seule de ses anciennes qualités. Il passe, au grand dam du cheval à vapeur, pour le cheval le plus électrique du monde. Docile, il peut-être en effet très calme ou très vif. Il suffit de le lui demander. Il fait une monture confortable pour les promeneurs et les randonneurs. Et il demeure le cheval spécifique des épreuves de l'Equitation Western.

Depuis 1941, l'American Quarter Horse Association gère le stud-book le plus épais de la planète, où figurent plus de quatre millions de chevaux. En France, l'élevage reste encore assez limité mais la demande va croissant.

« Le Quarter Horse, ses départs fulgurants arrachant les chapeaux, ses quatre cents mètres et ses quatre cents coups »






Race Quarter horse
Taille au garrot 1,45 à 1,63 m
Robe Alezane, baie, palomino, noire, isabelle
Origine Etats-Unis
Aptitudes Equitation western, cirque, randonnée


Caractère Réactif, rapide, agile, intelligent, calme, respectueux
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:01