CHEVAL DE LOISIR : Mérens

CHEVAL DE LOISIR : Mérens
Mérens nomme un village et une vieille forêt domaniale qui était peuplée de hêtres, de sapins et de chênes, dans la haute vallée où l'Ariège, rivière torrentielle, roule ses eaux vertes, ses truites et ses paillettes d'or.
Au début du siècle, l'ours et le loup arpentaient encore ces contrées reculées. Le mouton, réputé pour sa chair très fine, broutait aux pâturages savoureux. Et 13 000 ans plus tôt, les peintures magdaléniennes de la grotte de Niaux avaient figé le galop de chevaux hirsutes et barbus.
On sait que ces montagnes abritent le cheval de Mérens depuis des temps très anciens. Et, au regard de son étonnante ressemblance avec ses congénères pariétaux, rien n'interdit de penser qu'ils soient ses ancêtres. C'est un cheval de taille moyenne, à la robe d'un tissu noir, fin et soyeux. Sur la tête, racée, expressive, retombe un toupet abondant. L'hiver lui fait porter la barbe, ses crins sont rêches drus et crêpelés. Il présente un garrot sorti, se prolongeant en arrière, un poitrail ample, un dos long et fort, un rein bien attaché, large et musclé, une croupe ronde et une cuisse descendue. Sa sélection est suivie depuis 1933. D'un naturel doux et confiant, il servait jadis de cheval de bât, transportant bois et minerai, et de trait, aidant aux travaux agricoles. La sûreté de son pied, sa couleur noire en firent l'auxiliaire précieux des contrebandiers.

La mécanisation agricole faillit provoquer sa disparition dans les années 1970. C'est un mauvais souvenir. Mais les autochtones, lui étant très attachés, conservèrent une population suffisante en race pure, qui a connu depuis un développement spectaculaire. Elle entre aujourd'hui dans une phase de sélection rigoureuse. On apprécie sa polyvalence dans toutes les disciplines équestres de loisir comme de compétition.
Il s'est particulièrement illustré en attelage, glanant dix titres de champion de France, ainsi qu'en voltige. On en a même fait un adepte de l'équithérapie.

L'élevage traditionnel, au gré des estives, lui a conservé ses qualités rustiques. C'est un des rares chevaux à gagner la montagne, comme les moutons et les vaches. Concentré dans la région Midi-Pyrénées, il s'étend cependant sur toute la France, voire en Europe. Et il goûte aux charmes de la Réunion, où il débarque et randonne.

« Le cheval de mérens, qu'engendrèrent les Pyrénées, que façonnèrent les hommes et leurs labeurs. Sa galerie d'ancêtres rupestres et, au vert des alpages, sa robe de velours noir »






Race Mérens
Taille au garrot 1,35 à 1,47 m
Robe Toujours noire
Origine France (Pyrénées ariégeoises)
Aptitudes Loisirs, attelage


Caractère Sociable, rustique, robuste, gentil
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:00

CHEVAL DE LOISIR : Lusitanien (ou lusitano)

CHEVAL DE LOISIR : Lusitanien (ou lusitano)
La Lusitanie formait une des trois divisions des terres ibériques sous l'occupation romaine. Elle devint plus tard le comté de Portugal, quand Henri le Jeune, fils d'un duc de bourgogne, l'eut gagné par une bataille et la fille d'un roi d'Espagne.

Le Lusitanien, bien qu'on lui ait donné ce nom depuis fort peu de temps, est considéré comme le plus ancien des chevaux de selle.
De même souche que le pur-sang espagnol, le P.R.E, on le confondit longtemps sous l'appellation générique de cheval ibérique ou d'Andalou. L'occupation mauresque le teinta, comme tous ses pairs, de sang arabe. Et au début du siècle, le Chartreux, cheval cérémonieux dont la noblesse et le haut clergé prisaient le galop cadencé, et qu'élevaient les moines du monastère de Jerez, lui donna un sang d'Andalousie. Archétype du cheval de guerre, que montait le genétaire brandissant la jineta et le cimeterre, et que la picador portait au flanc noir du taureau, le Lusitanien fut la gloire de la haute école portugaise, étendant son influence dans toutes les contrées où fleurissaient l'art équestre, imprégnant le fond génétique des autres races.

De sang chaud, il doit ses multiples qualités à une très longue sélection : beauté, souplesse, équilibre, maniabilité, endurance, courage et obéissance. Son stud-book, ouvert en 1966, autorise toutes les robes, dont les plus fréquentes restent les grises et les baies, le palomino, le crème et l'alezan. De taille moyenne, son modèle est très typé et harmonieux.

Tête fine, expressive, au profil subconvexe, encolure aux crins fins, rouée et bien sortie, rein court, large, croupe assez inclinée, membres secs et musclés.
Sa morphologie particulière lui permet des allures relevées, brillantes, souples et énergiques. On dit que son corps, aux formes arrondies, s'inscrit dans un carré. Il est fait pour le rassembler, figure capitale de l'équitation savante. Un tempérament généreux et ardent, mais toujours docile, sociable, couronne ces caractères et ses vertus.
Cheval de haute école et de tauromachie, le Lusitanien excelle en dressage et attelage, où il est arrivé au niveau mondial et olympique. Le confort de ses allures énergiques en fait une monture idéale de sport et de loisir, que réclament encore le cirque, le spectacle et la cascade.

Le pur-sang Lusitanien est la plus importante des races étrangères reconnues en France. Son élevage, commencé il y a 25 ans, plutôt concentré dans le Sud, est en progression constante, ce qui fait de la France le deuxième producteur après le Portugal.

« Le Lusitanien, la fleur subtile de ses cavaliers. La maître Nuno Oliveira écrivant : Je m'incline devant le cavalier qui,, indifférent à ce qui se passe autour de lui, travaille le cheval pour lui, essaie d'atteindre un idéal et met pied à terre, la leçon terminée, satisfait et en même temps, insatisfait. Satisfait parce que son travail a bien marché, insatisfait parce qu'il se sent très loin de son idéal »




Race Lusitanien (ou lusitano)
Taille au garrot 1,52 à 1,62 m
Robe Souvent grise, mais toute autre robe unie
Origine Portugal
Aptitudes Randonnée, dressage, spectacles


Caractère Pétillant, équilibré, gentil, intelligent et courageux
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:58

CHEVAL DE LOISIR : Lipizzan

CHEVAL DE LOISIR : Lipizzan
L'Ecole espagnole de Vienne est un des plus beaux temples de l'équitation savante. Son manège baroque, inspiré de la chapelle de Versailles, adossé au palais impérial, le frac et le bicorne de ses cavaliers, les airs que commande, depuis 250 ans, La Guérinière, Grand Ecuyer Ordinaire de la Grand Ecurie du Roy, en font un haut lieu. Et pour porter cette âme équestre, le doux et merveilleux cheval de Lipizza.
Dans cette bourgade, située près de Trieste, l'archiduc Charles d'Autriche ouvrit un haras en 1580. Des étalons andalous, puis napolitains, des Kladruber de Bohême, Frederiksborg danois et pur-sang arabes mêlèrent leur race ancienne à la nouvelle. Le renom du haras, pris dans les tourmentes de l'histoire, guerres napoléoniennes, chute de l'Empire austro-hongrois, conflit mondial, le tira de tous les désastres, sauvant ses chevaux.

Le Lipizzan est un animal énergique et robuste, de taille moyenne, d'un caractère ferme et intelligent, d'une longévité supérieure à la moyenne et dépassant parfois trente ans. Tête expressive, encolure haute et puissante, garrot peu marqué, épaule et dos longs et musclés, croupe massive, ossature puissante, membres bien trempés participent à ses lignes harmonieuses. Il porte une robe soyeuse, gris clair tirant sur le blanc à l'âge adulte, des crins fins. Quelques rares sujets l'ont noire ou bai brun. L'Ecole de Vienne compte traditionnellement un étalon noir. Le Lipizzan est marqué au feu.

Son passé prestigieux, ses fréquentations raffinées n'en ont pas fait une bête orgueilleuse. Bien que restant cheval d'exception, il est généreux, proche de l'homme.
Polyvalent, il sert aux loisirs, à l'attelage où il obtient des résultats remarquables.
Et il donne au dressage toute sa mesure, restant la monture ancestrale de l'Ecole Espagnole de Vienne. L'élevage en France a débuté dans les années 60 avec des chevaux du haras autrichien de Piber, en Styrie. On ouvre le stud-book en 1989. Dix ans plus tard, l'Autriche est reconnue berceau de la race. On compte une vingtaine de naissances annuelles. Le Lipizzan, cheval rare, est maintenant en race pure.

« Vienne, son théâtre équestre, les chevaux de marbres blanc, comme une statuaire descendue de ses socles. Les Lipizzans, chevaux des Habsbourgs, leur robe impériale, leur piaffer et leur passage, leurs sauts venus de Versailles, par-dessus les siècles »







Race Lipizzan
Taille au garrot 1,55 à 1,67 m
Robe Presque toujours grise, parfois blanche, baie, noire ou rouanne
Origine Autriche
Aptitudes Dressage, loisirs, attelage


Caractère Pétillant, énergique, docile
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:56

CHEVAL DE LOISIR : Frison (ou frison occidental)

CHEVAL DE LOISIR : Frison (ou frison occidental)
Les Frisons, ancien peuple installé sur les rives de la mer du nord, servirent Néron dans les régions romaines, et leur cavalerie fut préposée, en Grande-Bretagne, à la garde du mur défensif construit par Hadrien. Charles Martel, pourfendeur des envahisseurs germaniques, les battit avec les Bavarois et les Thuringiens. Leurs montures reviennent aujourd'hui avec des intentions pacifiques.

Descendant du cheval archaïque des forêts, il fut le galop des batailles, des siècles durant. L'occupation espagnole le mâtina de sangs andalou et oriental, affinant sa silhouette, relevant ses allures qui le firent entrer en haute école. Les Français, venus envahir la Hollande et remarquant son port élégant, le protégèrent par décrets.
Excellent trotteur, il fit un bon carrossier. Quand la vogue des courses gagna la plat pays, le Frison y joua les vedettes, monté ou attelé. Mais l'abrogation des lois favorisant son élevage, l'alourdissement du matériel agricole entraîna l'importation de traits plus lourds. Quant au Frison, on l'exporta.
Ses effectifs chutèrent alors dangereusement. Une centaine de juments et trois étalons constituaient tout le cheptel de 1913. Certains passionnés relancèrent la race. Et en 1954, la reine Juliana présidait en personne l'association des éleveurs.

Les années 60 et l'hégémonie du Pur-sang anglais au détriment des vieilles races faillirent le faire complètement disparaître. Les paysans frisons en conservèrent pourtant la race pure. Vingt ans plus tard, l'essor de l'attelage relançait l'élevage.

Aujourd'hui, on cherche un type plus élancé, proche de ses origines. Son standard lui prête une tête expressive aux oreilles petites, sur une encolure portée haut. Le crin est abondant, le dos court et fort, l'épaule longue, la croupe légèrement oblique, les membres secs aux pâturons poilus. La robe est noire.

Ses qualités physiques de demi-trait et son élégance toute ibérique, en faisant un cheval entre sang chaud et sang froid, le distinguent des autres races. Il possède un mental équilibré, une personnalité enjouée. Il est surtout connu en France comme cheval de spectacle. Le Frison Zingaro donna son nom au célèbre théâtre équestre de l'artiste Bartabas.
Il reste avant tout un cheval d'attelage et de dressage. Soixante-dix pour cent des effectifs stationnent aux Pays-Bas. Chez nous, la population est estimée à 2 000 chevaux.

« Le Frison, des forêts profondes gardant la robe noire. Cheval baroque et malicieux »






Race Frison (ou frison occidental)
Taille au garrot 1,59 à 1,63 m
Robe Toujours noire, parfois avec une marque blanche sur la tête
Origine Hollande
Aptitudes Spectacles, cirque, attelage, randonnée


Caractère Facile, obéissant, léger, puissant

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:52

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:05

CHEVAL DE LOISIR : Pure race espagnol

CHEVAL DE LOISIR : Pure race espagnol
Voici un grand seigneur qui ne tient pas sa race des gens qui le montèrent. Ils étaient pourtant rois, empereurs, de haute noblesse, valeureux soldats, cavaliers émérites. Mais le PRE, cheval magnifique, aux parois des grottes, depuis longtemps, pendait ses portraits de famille.

Cette ascendance préhistorique, les qualités extraordinaires, qui lui prêtaient déjà l'Antiquité hors du berceau Andalou, prouvent qu'il ne doit guère au Barbe et à l'Arabe. Et la réputation des cavaleries ibériques, leurs fulgurants succès remontent à près de 8 000 ans. Les Romains, chassant les Carthaginois, occupèrent la péninsule.
Les cinq cents ans qu'ils y passèrent profitèrent à la race. Les chevaux d'Andalousie peuplèrent leurs haras, servant aux guerres et aux parades.

Colomb, Cortes, les conquistadores le portèrent par-dessus les mers. Enfin, l'époque baroque en fit l'étoile de la haute école. De ses étalons et juments partirent pour Vienne donner leur sang au Lipizzan.
Et bien de leurs congénères en firent autant ailleurs.

Cette gloire eut ses revers. La faveur des grands tourna, la guerre voulut d'autres montures. Napoléon, maître de l'Espagne, ordonna des croisements systématiques.
Mais les pères Chartreux de Jerez cachèrent leurs bêtes. Quand le monastère ferma en 1835, quelques fervents emmenèrent les chevaux devenus plus Chartreux que les moines.
Ces Cartujanos permirent la conservation de la race, quand les temps prisaient les courses, les spots hippiques plus que les airs du manège. L'Arabe et l'Anglais étaient les nouveaux rois.

La création de l'Ecole Royale Andalouse d'Art Equestre, en 1973, marque le renouveau du PRE.
Son stud-book, ouvert depuis 1912, définit les canons de la race. Le type doit être d'une harmonie remarquable, les allures brillantes, énergiques, cadencées et souples. Il est équilibre et beauté.

L'encolure puissante porte une tête sèche au regard éveillé. Le tronc est robuste et proportionné, garrot large, dos musclé, rein court, croupe ronde avec une attache de queue basse qui suit le mouvement.
Les crins sont abondants. Les robes, le plus souvent grises à la façon chartreuses, sont encore baies mais rarement noires.
Particulièrement doué pour apprendre, son vrai talent s'exprime au rassembler et dans les rotations d'arrière-main. Naturellement obéissant, la douceur de sa bouche explique sa docilité, donnant au cavalier un rare confort.

Dressage, cirque, corrida montée, randonnée, chasse, attelage léger, autant de disciplines vantant ses qualités de cheval polyvalent. La création d'une association, en 1986, a permis son développement en France.

« Le cheval des Ibères. Que montèrent les Celtes, Grecs, Romains, Barbares, Maures et chrétiens, tous farouches envahisseurs.
Genet d'Espagne, Andalou, Chartreux, tous noms glorieux que prononça l'élite des guerriers aux tourments des mêlées, aux manèges la fleur des cavaliers »




Race Pure race espagnol
(andalou ou genet espagnol)
Taille au garrot 1,50 à 1,60 m
Robe Baie, grise, noire, rouanne
Origine Espagne
Aptitudes Dressage, spectacles, attelage, loisirs


Caractère Equilibré, maniable, docile, courageux, sensible
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:45

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:05