CHEVAL DE LOISIR : Castillon

CHEVAL DE LOISIR : Castillon
On l'appelait encore cheval de Biros ou Saint-Gironnais du nom de vallées avoisinantes. Descendant de hardes anciennes, qui courent encore les grottes ariégeoises, son expression particulière témoigne d'apports de sangs ibérique et oriental.
La chronique rapporte que François 1er le montait à la bataille de Pavie. Le roi y fut capturé par les Espagnols. Mais tout bon historien sait que ce désastre ne doit rien au petit cheval.

Le vieux temps l'employait aux transports, aux travaux agricoles et l'envoyait aux armées. Son berceau est le canton de Castillon en Couserans, situé entre le pays du cheval Tarbais, que connurent les Hussards, et celui du cheval Mérens.
L'exode rural, la perte des débouchés traditionnels auraient provoqué sa totale disparition si une poignée de passionnés ne l'avait sauvé dans les années 80. Depuis, on a mis en ½uvre un programme veillant à l'amélioration génétique, à la conservation des jeunes mâles et à l'encouragement d'une production en race pure. Enfin, le Ministère reconnut officiellement la race en 1996 comme cheval de sang.

Le Castillonnais s'inspire des deux races voisines de Tarbes et de Mérens. C'est surtout sa robe qui le différencie de la dernière. Baie châtain foncé, soyeuse, elle relève ses flancs de marques de feu. Les saisons y mettent parfois des nuances. Pour le reste, c'est un cheval de petite taille, l'encolure bien orientée, avec une attache de tête légère, le poitrail ouvert et profond, le dos large, soutenu, les membres bien trempés, musclés, commandant des allures étendues où s'engagent fortement les postérieurs.

Il se singularise par un nez de renard, une superbe crinière, une queue touffue, des bottes de crins noirs. Il a trempé dans un passé paysan et militaire, dans la traction des diligences, les qualités qu'on apprécie aujourd'hui : frugalité, agilité, résistance à l'effort et bonhomie. Parfaitement rôdé aux caprices montagneux, escarpements, intempéries, il fait une excellente monture de loisir et de randonnée. En dépit de sa taille, il est aussi bon porteur qu'un mulet. Et il comble les adeptes de l'attelage. Son élevage se perpétue dans l'Ariège.

« Le cheval de Castillon, que la légende dit venir de Grèce comme ces étranges costumes de Bethmale et Biros. Petit cheval, envolé d'un crottin de Pégase, comme un hanneton »




Race Castillon
Taille au garrot 1,35 à 1,55 m
Robe Baie châtain foncé
Origine France (Ariège)
Aptitudes Loisirs, randonnée, attelage


Caractère Frugalité, agilité, résistance
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:43

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:05

CHEVAL DE LOISIR : Camargue

CHEVAL DE LOISIR : Camargue
Solutré est éloigné de Camargue. La mer en baignait pourtant la proue corallienne avant que les premiers chasseurs y traquent l'aurochs, le cerf et le cheval.

On pense que les chevaux du Mâconnais préhistorique, que la mer avait laissé un temps marécageux, gagnèrent le sud au fur et à mesure que l'eau se retira. Les frappantes similitudes entre les squelettes du magma solutréen et le Camargue confortent cette hypothèse.
Semblant échappé des troupeaux de Lascaux, il est un des plus vieux chevaux au monde, ce qui le nimbe de mystère, terreau de toutes les légendes. On l'a dit encore d'origine arabe, barbe, asiatique, celte voire descendant du cheval de Przewalski.
Les Phéniciens, abordant nos rivages, le remarquèrent bien avant Jules César, qui encouragea son élevage. Quand Louis XIV révoqua l'Edit de Nantes, les camisards cévenols créèrent une cavalerie camarguaise.
Et Napoléon le mit, avec l'Arabe, dans la Grande Armée.

De tout temps, ses juments connurent d'autres étalons, mais le sang étranger ne put jamais changer les caractères d'une race que des millénaires liaient à son milieu farouche.
Quel autre cheval eût mieux affronté ses insectes, ses roselières, ses eaux saumâtres et ses intempéries ?
Car le Camargue n'est pas un cheval d'opérette. De petite taille, le squelette grossier, les membres épais, il porte, sur une encolure harmonieuse que pare une crinière hirsute, une tête lourde, carrée, montrant des oreilles courtes et écartées, des ganaches marquées, des yeux peu saillants, que le repos éteint, que fait soudain briller l'action.
Le rein est court comme la croupe, inclinée et musclée, d'où tombe une queue aux crins fournis. La robe, au système pileux abondant, grise, baie ou rouanne à la naissance, s'éclaircit vers le gris clair, pouvant devenir truitée ou mouchetée. Les Haras Nationaux ont officialisé le standard de la race en 1978.

Autrefois, les juments foulaient le grain, le cheval tirait la charrue et les attelages. Mais sa vocation reste la selle. Sans lui, le gardian ne pourrait surveiller et trier ses taureaux. Ces travaux, où il excelle, lui ont donné le pied sûr, l'agilité et la maniabilité que réclame la randonnée. Et sa vivacité n'altère en rien son doux caractère.
Un triangle, dont les sommets sont Tarascon, Montpellier et Fos, délimite l'aire traditionnelle d'un élevage extensif. Les manades y vivent en liberté. Elevé ailleurs ou dans d'autres conditions, le Camargue a droit à l'appellation « hors berceau ».

« Le cheval et le taureau, du blanc sur du noir. Tous deux broutant leur jardin salé. Arrachant à coups de dents la salicorne, la saladelle et le chiendent. Sous leurs courses, faisant trembler de chiches pelouses. Sous leurs sabots, jaillir des gerbes »




Race Camargue
Taille au garrot 1,35 à 1,48 m
Robe Grise
Origine France (Camargue)
Aptitudes Loisirs

Caractère Vif, décidé, docile
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:41

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:06

CHEVAL DE LOISIR : Barbe (ou arabe barbe)

CHEVAL DE LOISIR : Barbe (ou arabe barbe)
Les Romains l'appelaient cheval de Barbarie. Il était la monture des tribus berbères. On le croit descendu de ces chevaux numides que montaient les Carthaginois, eux-mêmes rejetons de chevaux égyptiens et, semble t'il, de chevaux mongols. Ainsi, dans ses gènes, le Barbe semble concentrer toute la haute Antiquité.
Sempiternel cheval de guerre, il servit les conquêtes de Rome, des Maures, de l'armée française, et fournit aux Spahis l'assise de leur renommée. Jusqu'aux Allemands qui menèrent, sous les murs de Moscou, les réquisitions de Rommel en Tunisie.
Les rois de France trouvaient en lui leur cheval de dressage favori. Et de grands écuyers, tels Pluvinel et La Guérinière, vantaient ses qualités. Peu de chevaux se targuent d'avoir tant approché l'histoire, ses folies et ses gloires.

Au VII ème siècle, les Arabes, envahissent le Maghreb, le croisèrent avec leur pur-sang, donnant une bête plus élégante. Ce fut l'apparition de l'Arabe-barbe. Extraordinairement résistant et frugal, il quitta très tôt son berceau pour gagner l'Espagne, l'Italie et la France. Et Paul II, le plus fastueux des papes, mort d'apoplexie en 1471, l'employait déjà aux courses d'animaux qu'il donnait entre deux banquets gigantesques.
De toutes ces aventures, le Barbe tire une énergie légendaire, une endurance à toute épreuve, d'extraordinaires facultés d'assimilation, une humeur à la fois tranquille et explosive. C'est un cheval complet qui convient à tout, même à l'attelage.

Trois types se partagent la race. Celui des plaines littoral, celui des montagnes, enfin celui des hauts plateaux et de la limite nord du Sahara. Plutôt gris ou alezan en Tunisie, gris en Algérie, on le verra gris et bai au Maroc. Parfois noires, ses robes offrent de nombreuses autres nuances.
Il n'est pas toujours très gracieux, montrant une morphologie de cheval porteur et efficace. Petits sabots très durs, canons courts comme le dos parfois tranchant, croupe descendue en pupitre, encolure rouée portant une tête étroite au front parfois bombé, au chanfrein rectiligne, quelquefois concave. Son frère, l'Arabe-barbe, qui partage avec lui le livre généalogique, n'a pas de standard précisé, car il dépend, pour chaque individu, du pourcentage de sang arabe. Les années 50, qui connurent une pénurie de chevaux de selle français, lui doivent d'avoir largement pourvu leurs effectifs.
Le Sud-Est est la première région d'élevage. Il se développe encore dans nombre de contrées. Il frisa pourtant la disparition, il n'y a pas si longtemps, et son stud-book ne date que de 1989.

« Le Barbe, cheval des Berbères et Kabyles lancé contre l'envahisseur arabe. Monture se toutes les guerres. Cheval des grandes causes, des ciels immenses, des petites cours et des manèges minuscules. Mémoire des hommes »







Race Barbe (ou arabe barbe)
Taille au garrot 1,40 à 1,57 m
Robe Alezane, baie, grise, noire
Origine Maghreb
Aptitudes Randonnée, endurance, polo


Caractère Résistance, robustesse, agilité
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:38

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 17:06

CHEVAL DE LOISIR : apaloosa

CHEVAL DE LOISIR :  apaloosa
La tribu des Nez-Percés vivait au Nord-Ouest de l'Oregon, au bord de la rivière Palouse d'où vient le nom de leurs chevaux. Buffalo Bill les fit connaître au vieux continent. Mais alors qu'ils avaient déjà cédé la majeure partie de leurs territoires, les Nez-Percés furent chassés de leur dernière réserve où l'on avait trouvé de l'or. Il en résulta la quasi-disparition des chevaux. Cette race, qui est aujourd'hui l'une des plus répandues au monde, fut sauvée par un certain Claude Thomson et reconnue officiellement en 1938. Ses défenseurs fondèrent, la même année, l'Appaloosa Horse Club.

Les indiens avaient produit un animal polyvalent de selle et de somme, résistant, vif, au caractère docile. Les croisements autorisés avec d'autres races en font varier les modèles. Il a cependant gardé la plupart de ses caractères originels. Taille moyenne, squelette osseux, musculature développée.
La tête, petite et harmonieuse,porte un regard particulier, car l'½il, comme celui de l'homme, est entouré de blanc. Garrot bien sorti, encolure longue et bien attachée, membres droits aux canons courts, sabots striés complètent le portrait.
Ses crins clairsemés ont une histoire. Soucieux qu'ils ne s'accrochent aux épineux durant la chasse ou les combats, les indiens obtinrent ces traits jugés de qualité, crinière et queue courtes et peu fournies. L'Appaloosa a désormais perdu sa queue de rat, mais son système pileux en garde encore la trace.

On ne saurait décrire le cheval sans parler de ses robes. Marbrées, givrées, mouchetées, floconnées, frappées de gouttelettes, uniformes ou largement tâchées, elles varient à l'infini le plaisir de les contempler.

On prête à l'Appaloosa un mental exceptionnel qui le mène, avec un même brio, aux travaux, loisirs et compétitions. Toutes les disciplines équestres le voient comme un brillant élève. Et son grand c½ur s'ouvre à tout cavalier, enfant, débutant ou compétiteur exigeant.
On l'élève dans de nombreuses régions françaises. Le Limousin compte la plus forte population poulinière.

« L'Appaloosa, cheval des Nez-Percés, qui porta les guerriers au flanc des bisons, au bord des rivières poissonneuses, aux pentes enneigées, au front des armées fédérales. Vivant souvenir des Peaux-rouges »






Race Appaloosa
Taille au garrot 1,47 à 1,60 m
Robe Totalement ou partiellement tachetée
Origine Etats Unis
Aptitudes Equitation western, cirque, randonnée

Caractère Réactif, rapide, agile, intelligent, calme, respectueux
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:36

CHEVAL DE SPORT: Trotteur Français (ou Trotteur Normand)

CHEVAL DE SPORT: Trotteur Français (ou Trotteur Normand)
Bien que de Normandie, ce n'est pas le genre à faire douter de ses réponses. Une seule pensée lui trotte par la têtes : le trot.
On eut l'idée d'améliorer cette race de demi-sang, cheval familier des fermiers normands.
Dans cet esprit, c'est à l'initiative d'Ephrem Houël, inspecteur des Haras Nationaux, qu'eut lieu en 1836, sur l'hippodrome de Cherbourg, la première compétition. Ces deux courses au trot monté de 2 000 et 4 000 mètres inauguraient une longue histoire.
La jumenterie normande, d'abord croisé avec le Pur-sang anglais, donna un premier type qu'on améliora avec un apport de hunter, demi-sang anglais gloire des chasses à courre. Mais ses qualités de trotteur furent surtout transmises par le sang du Norfolk, carrossier et trotteur anglais, et dans une moindre mesure par l'infusion de sang du confrère américain.

Ephrem Houël rapporte que la nouvelle race souleva les polémiques les plus véhémentes dans le petit monde de l'élevage. Ses détracteurs, constatant la pénurie des chevaux de selle, et lui déniant en ce domaine toute aptitude, lui reprochaient de transmettre à sa nombreuse descendance ce vice imprescriptible. Mais ses qualités finirent par l'emporter.

Son stud-book, ouvert en 1922, fut fermé quinze ans plus tard. Le Trotteur accuse de plus en plus de sang. Il conserve néanmoins la charpente, l'ampleur et le doux caractère de ses ancêtres normands. Ce cheval n'a pas de standard, mais on retrouve certaines caractéristiques inhérentes à la race.

De taille moyenne, il porte de plus en plus fréquemment une robe baie ou alezane. La tête est busquée ou rectiligne, l'encolure et l'épaule fortes et musclées, le garrot saillant. L'épaule, droite à l'origine, est inclinée, donnant un geste d'avant-main plus étendu qui va chercher loin le terrain. Sa spécialité lui donne une longévité exceptionnelle en compétition. Il peut courir en France jusqu'à l'âge de dix ans.

L'élevage s'est considérablement développé, porté par la vogue croissante des courses au trot, stimulé par la réussite des produits français chez nous comme à l'étranger. On a dû même freiner son expansion par des mesures très strictes pour inverser la tendance et assainir son économie. Il reste très concentré en Basse-Normandie.
On le rencontre encore dans tout le quart nord-ouest du pays, la Loire et le Sud-Ouest. Nombre d'éleveurs, ne possédant que deux ou trois juments, dressent, entraînent et font courir eux-mêmes leurs chevaux. Les courses, ayant pour but de sélectionner les reproducteurs, ne retiennent qu'un tiers des effectifs. Les sujets inaptes servent d'autres filières, équitation de loisir, tourisme équestre, concours hippiques, chasse à courre, attelage.

« Le Trotteur, qui menait berlines, cabriolets et landaus. Que chérit aujourd'hui l'hippodrome. La renommée de ses champions. Leurs trots attelés et montés. Leurs rêves d'Amérique »






Race Trotteur Français (ou Trotteur Normand)
Taille au garrot 1,55 à 1,65 m
Robe Généralement bai brun, alezane, baie, noire
Origine France
Aptitudes Course de trot, équitation, dressage, attelage, randonnée
Caractère Courage, calme, régularité
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:32